Institut de Sociologie Prénomiale
dossier SP-1997-8513-PHL
Sujet analysé
Philemon
8 lettres — prénom qui prend ses aises : commence à déborder des textos.
état civil : masculin
Diagnostic établi sous serment : croix de bois, croix de fer.
Observation n°1
Graphie « ph » : écrire F avec deux lettres. Philemon est compliqué par pur choix esthétique, et l'assume entièrement. C'est plus long, mais c'est plus beau.
Observation n°2
Aucune lettre en double : profil non redondant. Philemon déteste se répéter et n'explique qu'une seule fois. Tant pis pour les absents, ils n'avaient qu'à être là.
Observation n°3
Son « on » : Philemon répond « on verra » à toute question, même fermée. Incarnation du pronom impersonnel — rien n'est jamais assumé en « je », tout est décidé en « on ».
Observation n°4
Protocole d'entrée : initiale occlusive. Philemon pousse la porte un peu trop fort et assume complètement. Tout le monde lève la tête — c'était le but.
Observation n°5
Fin des histoires : consonne sonore en finale. Philemon termine sec, claquement de porte narratif : « voilà voilà ». La chute est facultative, l'aplomb est obligatoire.
Verdict du laboratoire
Verdict : complexité esthétique en tête des mesures, refus de la redite juste derrière. On ne l'arrête pas, on l'accompagne.
Relevés d'instruments
Complexité esthétique (en baisse)
69 %
Refus de la redite (stable depuis 1997)
96 %
Capacité à dire on verra
96 %
Niveau sonore d'entrée
90 %
Compatibilité maximale : Nathan — profil complémentaire : envergure internationale à volonté, sans effets secondaires
À éviter : Tom — monomanie assumée des deux côtés, nos assurances refusent de couvrir