Institut de Sociologie Prénomiale
dossier SP-1994-2421-PLN
Sujet analysé
Paul-Antoine
11 lettres — tout le monde abandonne à la moitié : la version complète est réservée aux intimes.
état civil : masculin
Les mesures ont été prises trois fois. Les trois résultats sont différents, on a gardé le plus drôle.
Observation n°1
Double A au dossier : récidive. Nos services confirment la tendance, c'est donc deux fois plus vrai. Le A ouvre l'alphabet : Paul-Antoine retourne toujours à la case départ pour tout revérifier, même quand tout le monde avait déjà validé. Persévérance de compétition.
Observation n°2
Double N au dossier : récidive. Nos services confirment la tendance, c'est donc deux fois plus vrai. Le N est un M amputé d'une montagne : Paul-Antoine dramatise aussi, mais s'arrête à mi-drame. « Bref, laisse tomber. » On ne connaîtra jamais la fin.
Observation n°3
Prénom composé : colocation interne. Deux prénoms dans un seul corps, comité de deux avant chaque décision. Les réunions ont lieu sans préavis, souvent en pleine phrase. Conflit de comité détecté : sélectivité du cercle d'un côté, égocentrisme poli de l'autre. Les décisions sont votées, puis contestées, puis revotées.
Observation n°4
Son « oi » : c'est « moi » amputé du M. Ce son n'existe que dans roi, loi et moi — coïncidence ? Nos services pensent que non. Égocentrisme poli, mais d'ascendance royale.
Observation n°5
Initiale P — Le P porte son ventre en haut : la tête pleine d'idées, aucune ne descend jusqu'aux jambes. Paul-Antoine a déjà tout inventé, en théorie.
Verdict du laboratoire
Verdict : cocktail de persévérance pathologique et de drame interrompu en vol, dosage non réglementaire. Aucun traitement connu, et franchement tant mieux.
Relevés d'instruments
Persévérance pathologique
91 %
Drame interrompu en vol (stable depuis 1997)
72 %
Tension de colocation interne
87 %
Égocentrisme poli
78 %
Compatibilité maximale : Alice — profil complémentaire : vitesse d'engagement à volonté, sans effets secondaires
À éviter : Tom — double dose de monomanie assumée, le laboratoire décline toute responsabilité