Institut de Sociologie Prénomiale
dossier SP-2008-0717-NSF
Sujet analysé
Insaf
5 lettres — le format le plus répandu de France : se fond dans la masse pour mieux tout observer.
état civil : féminin
Nos capteurs ont chauffé pendant l'analyse. Une enquête sur l'enquête est ouverte.
Observation n°1
Son « in » repéré : syndrome du personnage principal. Insaf se prend pour le numéro uno — et pour une fois la science confirme : dans toute pièce où entre Insaf, on finit par parler d'Insaf.
Observation n°2
Protocole d'entrée : initiale voyelle. Insaf entre dans la pièce en parlant, bouche ouverte avant la porte — la conversation avait en fait commencé dans le couloir. Résultat confirmé par deux voisins et une boulangère assermentée.
Observation n°3
Fin des histoires : consonne sonore en finale. Insaf termine sec, claquement de porte narratif : « voilà voilà ». La chute est facultative, l'aplomb est obligatoire. Le stagiaire a demandé une pause juste après cette mesure.
Observation n°4
Le A ouvre l'alphabet : Insaf retourne toujours à la case départ pour tout revérifier, même quand tout le monde avait déjà validé. Persévérance de compétition. Nos capteurs sont formels, et pourtant on les avait secoués avant.
Verdict du laboratoire
Verdict : un dossier dominé par syndrome du personnage principal, relevé d'une pointe de débit de parole à l'entrée. Aucun traitement connu, et franchement tant mieux.
Relevés d'instruments
Syndrome du personnage principal (en hausse)
93 %
Débit de parole à l'entrée
82 %
Netteté du voilà voilà (en baisse)
79 %
Persévérance pathologique
91 %
Compatibilité maximale : Emma — son niveau d'insistance équilibre les mesures, la commission approuve
À éviter : Romain — deux personnages principaux, un seul scénario